Et oui! En deux jours, j'ai enfin découvert ce monde secret de la chasse et de la pêche... Bon je ne pense pas être devenue une adepte au point d'en lire des revues ou de regarder des programmes TV avec tout le sérieux du monde. Non, non loin de là! Je garde mon opinion : le meilleur, c'est quand même de manger.
Bon commençons par la chasse. Qu'est-ce qu'on est allés chasser? le canard, la perdrix et avec beaucoup de chances la galinette cendrée. Car il faut savoir qu'ici on ne peut acheter, comme viande, que du boeuf, du porc et du poulet... Bon bien sûr, on mange d'autre viande mais, comme qui dirait qu'il faut avoir un bon réseau de relations.... ou alors partir à la chasse.
Mais Dame Nature en avait décidé autrement : on est rentrés complètement brocouilles (euh bredouilles). Bon faut dire aussi qu’on a pas eu de chance. Tout avait bien commencé, on avait tout ce qu’il fallait (fusil, cartouche, jeep, mate, appareil photo…) et on avait bien mangé le midi. Mais, enthousiastes et innocents qu’on était, on ne se doutait de rien, et, au détour d’un chemin (déjà bien accidenté) une flaque d’eau, (une flaquinette)… Enfin, ce qui paraissait être une petite flaque d’eau s’est révélé être en réalité une mare, que dis-je, un étang, un océan ! Et je pense que vous devinez la suite : on s’est embourbés, et après une bonne heure de tentatives toutes aussi vaines les unes que les autres, on est allés chercher un tracteur qui nous a gentiment sortis de ce pétrin.
Bon, premier obstacle franchi ! Mais un pépin cache souvent un autre pépin…. Tous content de repartir à l’aventure, on refait le chemin dans le sens inverse en direction d’un autre lieu, de meilleure augure… Le bonheur fut de courte durée… On se rend vite compte qu’on n’a plus de freins et qu’il faut prendre une décision (le soleil commençait déjà à bien décliner)…. Et quelle fut notre décision ? De changer de véhicule, de faire chauffer un peu plus d’eau (pour le mate) et de tenter notre chance. Bon, on avait tous envie, apparemment, de manger le réputé, le fameux, l’unique canard à l’orange…
Nous voilà donc repartis, en deux chevaux, a quelques minutes du coucher de soleil, avec tout plein d’eau chaude à chasser le canard. C’était bien tenté, mais chasser quand le jour décline, c’est pas toujours facile !!! On est alors rentrés, sans rien. Et à ce jour, on n’a toujours pas mangé de canard à l’orange…. Mais loin de nous décourager par cet échec, pendant qu’on mangeait, on a organisé une sortie pêche pour le lendemain.
Ainsi après une bonne nuit de sommeil (bien méritée), et levée aux aurores, nous voilà repartis, et encore mieux équipés que la veille (bon c’est un peu normal… ils étaient plus dans leur élément…. La pêche ici c’est sacré !). Je n’imaginais pas qu’on puisse aller pécher si relax et avec tant de matériel. C’était un peu, comment dire… comment les gens qui vont à la plage et qui emmènent le transistor, le transat, la bière, les gâteaux, le réchaud, des assiettes, des verres… (j’en rajoute ou vous avez saisi l’idée ?). Enfin bref, on était pas stressés et bien équipés.
Bon là, on a eu un peu plus de chances, on a réussi a attraper quelques poissons jusqu’à ce qu’on fasse une rencontre qui changea complètement notre journée. On a croisé des pêcheurs qui venaient de pêcher 2 surubis. Ce sont des espèces de poisson-chats géants. C’est pas que leur chair soit particulièrement meilleure que toutes les autres, c’est juste une pêche de prestige. Tout le monde veut en pêcher parce que c’est plus dur, ça demande plus de technique et de chance. Ainsi, notre tranquille journée de pêche se transforma en chasse au monstre… Bon en fait techniquement ça n’a pas changé grand chose, seulement que certains avaient désormais un objectif de pêche. Mais comme toujours, quand on veut ardemment une chose…….

La faim ne se contrôlant plus, on s’arrête sur une petite île pour manger. Mais attention pas n’importe quoi ! On a fait frire les poissons qu’on a pêchés et après on les a imbibés de jus de citron. Délicieux ! Je crois que j’avais jamais mangé un poisson aussi fraîchement pêché. Le plus drôle, c’est quand t’es en train de manger, et que tu entends la canne à pêche « se débobiner » parce qu’il y a un poisson qui a mordu et qui essaie de s’enfuir. A ce moment-là, il y a quelqu’un qui court le plus vite possible à la barque pour sortir le poisson et ça peut donner des trucs très rigolos….
J’ai moi aussi pêché (mon premier poisson) et évidemment ça méritait une photo. Bon il est pas bien gros, mais il était super bon, et son ptit nom c’est Boga. Et mine de rien (de crayon), ça a vachement de forces ces bestioles ! La première fois que j’ai voulu le prendre dans mes mains, il m’a complètement échappé (heureusement on était sur la terre ferme… ou malheureusement pour le poisson) parce que ça gigote beaucoup et ça glisse, mais j’ai réussi à le maîtriser dès ma deuxième tentative !
Voilà comment fut mon entrée dans les domaines de la chasse et de la pêche : écologique (parce qu’on a rien chassé, qu’on a pêché que pour manger, et qu’on a même remis à l’eau les plus petits poissons), avec de multiples rebondissements mais surtout très zen, sans stresser….

0 Comments:
Publicar un comentario
<< Home