lunes, julio 31, 2006


Las despedidas de Manuela

Tout d’abord je tiens à m’excuser auprès de toutes les personnes en manque de nouvelles de par ici (qui vont régulièrement voir mon blog), mais l’informatique vous savez ce que c’est : un jour ça marche pas, un jour tu oublies ton câble pour décharger les photos sur le pc, un jour t’es pas là… Enfin, je vais donc parler de choses qui se sont passées il y a très longtemps (dans une galaxie très lointaine), ou du moins au début.

Ça va faire bientôt 2 semaines que Manuela que nous a abandonnés à Bella Vista pour aller vadrouiller un ptit peu en Argentine. Et apparemment (c’est l’avantage des nouvelles différées) tout se passe bien dans son périple. Et évidemment, en tant que citoyennes temporaires d’Argentine, nous avons fêté le départ de Manuela avec un asado digne de ce nom (pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, se référer à la partie "us et coutumes").
Nous avons aussi profité de cette occasion pour leur faire goûter le vin chaud. Car c’est un comble pour un pays qui consomme autant de vin de ne pas connaître le vin chaud ! Bien sûr, ce n’est pas approprié pour l’été, mais pourquoi pas quand il fait froid ?…..
En tous cas, ce fut une très bonne soirée. Manuela, tu nous manques dejà (enfin à moi, c’est sûr et je pense qu’à Walter aussi…) Gros bisous et profites bien de ton petit périple argentin.

lunes, julio 17, 2006

La virgen de Itati

Hier, je suis allée à Itati avec Manuela, Leticia (qui travaille avec Manuela), Pablo (le mari de Leticia) et leurs 3 charmants enfants. Enfin le petit dernier, 4 ans, est, comment dire, très mignon mais surtout très capricieux et très colérique, ce qui en fait un vrai diable (bon Emily, t’aurais pété un plomb avant la fin de la journée, c’est sûr, mais même moi, il y a eu des moments où je l’aurais bien calmé……. parce qu’arrivé à la 50ème colère, ça devient dur). Enfin bon…. Donc nous sommes partis en voiture à 6 heures du matin (réveil très très dur) et après avoir somnolé durant tout le trajet, nous sommes finalement arrivés vers 9h30/10h à Itati.

Bon il faut savoir que ce dimanche était un jour particulier puisque toutes les régions d’Argentine célébraient leur vierge. Et comme il y a une basilique à Itati, c’est une des destinations préférées des habitants des régions voisines. C’est un jour de pèlerinage. Il y a même des gens qui ne viennent qu'à pied ! Leticia m’a donné une estimation du nombre de personnes : entre 30 000 et 40 000. Vous vous imaginez bien qu’avec tout ce monde, il faut un minimum d’organisation… Et bien voilà, il y a un minimum d’organisation et un maximum de boutiques improvisées (un peu comme la rue qui mène au site des Vieilles Charrues). C’est donc très dur de circuler. Du coup, nous avons laissé Pablo garé la voiture (il a mis 1h30 à le faire) et nous sommes partis à pied.

Nous avons mis facilement plus d’1/2 h à atteindre la basilique. On a visité le petit musée situé à côté de la grande basilique. Leticia a insisté pour que moi et Manuela fassions la visite guidée, donc nous l’avons faite mais sans grand enthousiasme (enfin vous connaissez mon enthousiasme pour ce qui est de visiter une église, qui plus est, remplie de statues de Jesus toutes aussi sanguinolantes les unes que les autres). Enfin, ça m’a pas transcendé, et je ne me suis pas découvert une foi en Jesus.
Après, nous avons jeté un coup d’œil rapide dans la basilique puis nous sommes partis à la recherche de Pablo (qui je vous le rappelle gare la voiture), sans signal téléphonique, sans eau, sans avoir une idée de là où il pouvait être… Bref la joie ! Mais croyez-le ou non, on l’a retrouvé ! Signe que Jésus veillait sur nous, me direz-vous…. Mais non, je mise plutôt sur les années de vie commune de Leticia et Pablo. Il nous a fallu 2 heures et 2 bouteilles d’eau mais on pouvait enfin manger.

Donc nous avons mangé, et là, par le plus grand des hasards (décidément, ça commence à faire beaucoup de coïncidences tout ça) j’apprends que Pablo parle français parce qu’il a étudié durant 4 mois en France ! Et où ? à Grignon !!!!! Que le monde est petit ! (bon d’accord, c’est un peu moins étonnant quand on sait que Pablo travaille à l’INTA aussi, et que l’INTA est en relation avec l’INRA en France, lui-même en relation avec l’INA…. Ça va tout le monde suit ? Désolé pour ceux pour qui cette révélation est restée plus qu’obscure, mais c’est déjà assez compliqué comme ça).
Bref, petite anecdote mise à part, nous avons ensuite vu la procession. Ils baladent la statuette de leur vierge, et celles des autres, dans les rues de Itati, et les gens viennent assisté au défilé, applaudissent et crient. (Moi ça me laisse perplexe) Pendant ce temps, il y a plein d’activités pour les enfants. C’est un peu comme une kermesse gigantesque : il y a des coups de canon qui sont tirés et des lamas et des poneys pour faire faire un tour aux enfants (Loïg, je crois que tu n’en verras jamais des aussi beaux….)

15h : il était alors temps de prendre la poudre d’escampette pour ne pas avoir à subir trop d’embouteillages. Malgré tout, je crois qu’on est restés bloqués pendant pas mal de temps (si je ne me souviens plus, c’est parce que je me suis endormie). Puis, Leticia et Pablo nous ont déposé à Corrientes vers 18h, pour que nous prenions un bus pour rentrer jusqu’à Bella Vista. 1h30 plus tard on était arrivées, il ne restait plus qu’à attendre un taxi pour enfin se poser chez soi. Arrivée à la Posada à 21h30. Longue journée….

viernes, julio 14, 2006

Mon travail de la semaine

Tout a commencé ce lundi matin (avec des températures apparemment les plus basses possibles…….. ). Nous sommes allés sur la parcelle repérer les arbres à carotter. Ce ne fut pas une chose facile car ce sont des vieux arbres, plantés en 1963, et je crois qu’à cette époque, il n’y avait pas la même rigueur dans le travail. Il n’y a qu’à regarder le plan dont nous disposions pour se rendre compte que ça ne ressemblait pas vraiment à ce que nous voyions (oui bon faut voir qu’on avait quand même un plan en couleur). Enfin bon, une fois les repères trouvés, on a sélectionné 30 individus (10 par espèces).
L’après-midi, nous avons carotté…. Et tous les jours d’après aussi ( parce que mine de rien, ça prend du temps). De chaque arbre a été extrait 2 carottes, que je mettais ensuite dans un tube rempli d’alcool. Pour que l’arbre ne soit pas attaqué par les insectes, on met un bâton de bois à la place du trou de 12mm. Voilà, je crois que toutes les étapes sont là (ou presque, je vous épargne les détails trop techniques). Je crois que vous arriverez tous seuls à replacer les photos sur mes descriptions…

miércoles, julio 12, 2006

Les poissons, ça se fête…

Ici, quand on dit qu’on va manger des poissons, ça veut dire qu’il y a une bonne soirée en perspective !

martes, julio 11, 2006

Week-end riche en émotions....

Au commencement, un tour en bateau sur le parana

Nous sommes allés dans une petite barque (équipée d’un moteur, ce qui n’est pas le cas de tout le monde) observer les alentours, faune et flore, et comme de par hasard c’était au moment du coucher du soleil… On ne pouvait mieux organiser telle sortie. Voilà à quoi ça ressemblait….



Un feu sur la plage

Ensuite, après un petit apéro bien sympathique, nous sommes allés faire un feu près du fleuve sur la plage. J’ai bien essayé de goûter l’eau mais le “sable” près de l’eau c’est de la vase et on peut facilement s’enfoncer jusqu’aux genoux (alors que 50 cm plus loin c’est la ..terre ferme). Enfin on n’a pas vraiment vu le temps passé, et du coup on a assisté au lever du jour !

Et j'ai aussi appris pourquoi il y a une statue de Chaplin à Bella Vista. Je traduis la plaquette : " Si Chaplin avait connu Bella Vista, c'est sûr qu'il aurait assisté à tous les couchers de soleil ici". Et c'est pas faux....


Día de independencia

Allez, un petit peu de culture générale! Le 9 juillet 1816 est prononcée l’indépendance de l’argentine, ce qui en fait désormais un jour férié (pas de bol, cette année s’est tombé un dimanche). Enfin l’Argentine a acquis son indépendance le 25 mai 1810, mais celle-ci e été definitivement proclamée le 9 juillet 1816 à San Miguel de Tucumán.
Et pour commémorer ce jour particulier, il y a une présentation, un défilé de toutes les écoles de la ville, de la police, des militaires… Mais ça ne dure pas très longtemps 1h30 maxi.


Rien de mieux que de la musique pour oublier le foot

Bon déjà, c’était mal parti car on a raté le début (les 10 premières minutes)… Le reste est sans commentaire. Par contre, j’ai là quelques photos de ma soirée de dimanche soir. Je ne crois pas que ce soit un groupe à part entière, c'était juste comme ça, mais toujours sous le regard attentif des Beatles!

viernes, julio 07, 2006

Les us et coutumes

El mate

Alors le mate est bien plus qu’une habitude : c’est quasi une drogue. Ils en boivent à longueur de journée. Ça faisait même pas une heure que j’étais arrivée chez moi qu’on m’a proposé de prendre un mate. Ça ressemble un peu au thé par le goût mais en plus fort et en plus amer aussi. C’est très convivial car on a besoin qu d’une tasse que l’on se passe à tour de rôle.
Quand on prend un mate, on a besoin de mate, d’une “tasse” et d’un termos d’eau chaude, comme sur la photo....

El asado

El asado est un plat typiquement argentin. Ça se rapproche le plus d’un barbecue où l’on fait cuire de la viande. Ils font un grand feu dans une grande cheminée puis ils font cuire des saucisses, des “chorizos” (qui ne sont pas nos chorizos) et une grosse côte de boeuf (il me semble). C’est trop bon. Avec en accompagnement, il y a du manioc, des patates… Sur la photo on voit au fond, la cheminée. Les 3 personnes travaillent avec moi. Celui du milieu est Juan, mon maître de stage. C’était un asado de bienvenue...

La tarta de pescado

Je ne sais pas si c’est typique de l’Argentine puisque c’est fait avec du poisson (comme l’indique son nom). On fait cuire du poisson dans de l’eau avec des arômates (persil, ciboulette, poivron, citron…)
puis un fois cuit, on enlève les arêtes et on fait revenir une fois de plus le poisson avec des arômates, mais sans eau. Laissez mijoter quelques minutes.
Il ne reste plus ensuite qu’à disposer le mélange sur une pâte à tarte et de le recouvrir d’une autre.
Enfournez sur des braises ( c’est encore meilleur) et quand la couleur de la tarte vous plaît mangez... Et c’est délicieux.
Bon appetit!
Un litro y un octavo
Bon disons que les amateurs de vin sont servis ici car il existe les bouteilles magnum : 1L et 125mL, mais j'ai aussi vu 1L et 250mL, ce qui, si on y réfléchit bien, est presque le double de nos bouteilles françaises de 75cL. La preuve en photos.......
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A suivre...
Bella Vista, la ciudad

Bon, au debut, le païsage surprend mais on s’y habitue après…. Toutes les rues sont perpendiculaires, les habitations sont donc organisées en “cuadros”, en carré quoi, et pour l’instant je m’y perds un peu. C’est un peu trop structuré pour moi, il n’y a pas de virages, pas de rond-points, pas de feux.... Mais comment font-ils pour ne pas avoir d’accident, me direz-vous? Et bien, c’est simple…. Ils conduisent au feeling certes, mais ils ne dépassent pas les 40-50 km/h! Mais le plus surprenant c’est qu’ils ne vont pas d’un point à un autre directement, ils se baladent en voiture et on repasse souvent au même endroit. C’est assez bizarre de ne pas choisir le chemin le plus court.... et du coup c’est encore plus difficile du point de vue de l’orientation…

La ville est basée à côté d’un fleuve, ce qui fait qu’il y a beaucoup de pêcheurs, et d’endroits conçus pour les accueillir le temps d’un week-end… Comme ce parc ou camping. Et les campings sont tous equips de “fours” pour cuire les poisons au barbecue ( et c’est delicieux, soit-dit en passant).





Là, on ne sait pas trop pourquoi mais juste à côté du fleuve, il y a une statue de Charlie Chaplin. Non pas que ce soit une icône nationale mais peut-être est-il tout simplement apprécié ici.

Il y a aussi pas mal de murs, ou devrais-je dire, parties de mur car ils ne sont pas particulièrement rattachés à une maison ou à un edifice, décorés de cette façon. Vestiges du passé?

Là c’est la place centrale de Bella Vista. Très agréable.... Et j’habite juste à côté, en fin un cuadro non loin... On peut d’ailleurs voir combien les couleurs sont splendides au moment du coucher de soleil. Mais le décrire ne sert à rien, et à défaut de pouvoir le vivre en direct, je vous propose un petit aperçu de ce que ça donne.

P.S. En ce moment, le soleil se couche très tôt ( n’oublions pas que c’est l’hiver) Vers 6h...
Mais les couleurs restent et varient énormément pendant 1h-1h30 encore après le

coucher...

L'INTA

Voici quelques photos de l'endroit ou je travaille.
Là, c'est le batiment de la recherche forestière. C'est là que se trouve mon bureau ainsi que ceux de l'équipe. Dans ce département il y 6 personnes avec moi.
Là c'est mon bureau.... enfin mon pc. Je n'ai pas de pièce pour moi toute seule, je suis plutôt située dans la salle "expérimentale" dirons nous. C'est très comment dirons nous sobre côté décoration...
Bon là c'est dehors où il y a les singes en haut des arbres. Par contres, ils ne descendent pas nous voir! Ils ont trop peur...
Mais avec un bon zoom, on peut voir à quoi ils ressemblent de plus près.



La Posada

C'est là que j'habite, et je crois que les photos vont parler d'elles mêmes....
Je precise qu'il s'agit de la cour intérieure.
Bonne visite!

miércoles, julio 05, 2006

Je suis donc arrivée le lundi sur mon lieu de travail pour les 6 mois à venir : j'ai nommé l'INTA (Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria) de Bella Vista ( qui, ma foi, porte très bien son nom car la vue sur el río Parana est splendide, mais pour l'instant vous devez me croire sur paroles, photos à l'appui plus tard)

Pour l´instant, je n'ai pas beaucoup de photos du site mais il est très agréable. Il y a des singes dans les arbres, un iguane en train d'hiberner (même les températures ne sont pas exactement ce que j'appelle des températures hivernales) sans oublier bien sûr nos amis los mosquitos. J'en ai jamais vu autant et aussi fourbes, car le moustique argentin est fourbe, il faut le savoir : il sait tout de suite où aller te piquer pour un supplice maximum...

Enfin après avoir rencontré l'équipe et mon maître de stage, je suis allée avec Tito ( non pas le Yougoslave) voir comment se passait l'extraction de carottes dans les arbres ici. Et, voici quelques photos de mon expérience.
Il faut savoir que ce sont des appareils très difficiles à manier, et que ça fait des trous de 12mm de diamètre!!! C'est énorme, ça laisse des trous comme pas deux dans le tronc. En France, ce sont plus majoritairement des carottes de 5 mm.
Ces carottes permettent de voir l'intérieur de l'arbre, pour savoir par exemple son âge avec les cernes... Mais bon je vais laisser les détails techniques pour vous montrer les photos.


Voila, Tito c'est celui qui tient la carotte à la fin.
Tres artistique non?