martes, septiembre 26, 2006

Infos en vrac

Je sais que ça fait un moment que j’ai rien raconté.... Mais que voulez-vous, c’est pas toujours évident… Bon pour l’instant je galère pour mettre des photos mais je vous promets que très rapidement vous aurez de photos de ce que je raconte.

Enfin je vais essayer de raconter l’essentiel de ma vie depuis la dernière fois.

Le ptit potager de plantes aromatiques...

Je me souviens plus exactement comment le sujet est venu, mais on s’est dit avec Alfredo que ce serait drôlement bien d’avoir sous la main de quoi condimenter. Ni une ni deux, on est partis chercher des plantes chez un ami qui cultive, on a ramené des oignons, de l’oregan, du basilic, des graines de persil, et de rucula (pardon mais je ne connais pas le nom en français). Et moi, de l’Inta, j’ai ramené de la menthe, du romarin.

Apres, il faut s’interroger sur où planter? On a choisi d’acheter un grand récipient, abreuvoir, je sais pas trop quel nom lui donner, qui normalement est utilisé pour mettre la nourriture du bétail. La partie à laquelle je n’ai pas participé a été quand il l’ont livré a la posada. Il a fallu 4 personnes pour le mettre dans le patio. Apres on a été chercher de la terre. Bon bien sûr, on l’a pas achetée, on a creusé, mis en sac et amené la terre.

Et ensuite ? Comment planter ? Toute une stratégie… Une fois le plan de bataille établi, ben ya plus qu’à.

En moins de 3 jours, le tout était bouclé. Bon il n’y a pas une quantité extraordinaire de plantes mais moi, j’aime bien ce qu’on a fait. Il ne nous reste plus qu’à cuisiner.

Le concours de pêche...

Faut pas oublier qu’ici la pêche c’est sacré. Donc c’est tout logique qu’un évènement comme celui-ci mobilise toute la ville. Bon, moi j’ai pas trouvé ça particulièrement bien organisé pour la troisième édition qu’ils faisaient, mais bon le plus important était l’ambiance de fête.

Ici il est coutume d’élire une Reine, et toutes les occasions sont bonnes à prendre. Chaque école a sa reine, chaque région a sa reine, chaque fête a sa reine… Je continue ou c’est suffisant ? Donc, le concours de pêche n’a pas échappé pas à la règle. Seulement, le samedi à 14h de l’aprem, hop je me lève (bon oui, la nuit avait été longue), arrive une de celles qui organisent l’election de la reine me disant qu’il leur manque un membre de jury et que ce serait vraiment chouette de ma part si je pouvais faire partie du jury. Je dois dire que je m’y attendais pas vraiment, et puis c’est pas trop mon truc de regarder défiler des minettes en maillot de bain ou en tenue de soirée, mais bon j’ai accepté. Seulement, voilà, comme j’étais pas très bien réveillée (et oui ce petit détail avait son importance), j’ai pas bien saisi l’endroit où ça avait lieu (enfin je pensais avoir saisi), et du coup j’ai attendu pendant une heure au mauvais endroit, et quand je suis allée au bon endroit, ils avaient plus besoin de moi…. Ce sont des choses qui arrivent !

Sinon le concours de pêche en lui-même consiste à pêcher le plus d’espèces différentes possibles et aussi à pêcher le plus gros poisson, mais c’est plus secondaire. Mais le mieux, c’est que c’est une pêche on ne peut plus écologique ! Car tous les poissons sont relâchés dans le fleuve une fois que toutes leurs caractéristiques ont été annotées. Quand un poisson est pêché, l’équipe qui l’a pêché lève un drapeau, il y a un ptit bateau qui vient contrôler et ils le relâchent….

Moi, j’ai été voir le départ et l’arrivée, et j’ai aussi assisté au repas-remise des prix. Il y a 3 prix principaux (de l’argent) pour ceux qui ont pêché le plus d’espèces différentes, mais le plus hallucinant, c’est que le prix le plus important (plus du double que ce que gagne le premier) est gagné par tirage au sort entre tous les concurents !!! Tu peux foirer tout ce que tu veux, ne rien pêcher et gagner 10 000 pesos ! Moi ça me laisse perplexe…

Le tatou…

Côté découverte culinaire, j’ai fait l’expérience de manger du tatou. Et c’est super bon ! Mais c’est pas pour les âmes sensibles… Parce que le tatou, il faut le préparer. Généralement, il vient juste d’être chassé ou le jour d’avant, donc il est tout frais, tu vois le sang séché sur la carapace, tu vois sa ptite tête et tu l’imagines en train de se promener tout tranquille, lentement, à son rythme (parce que ça doit peser lourd sa carapace, il peut pas vraiment courir le pauvre), et bon ben ça te fait un peu de peine quand même…. Pauvre bête !

Bon nous, on l’a cuisiné au four, mais chacun à plus ou moins sa technique ou la technique de quelqu’un d’autre qu’il a vu faire un jour. Et oui, parce que c’est pas tous les jours que tu manges du tatou, et pour la majorité des personnes ça se compte sur les doigts d’une main. Par exemple, moi et une autre fille, c’était la première fois, pour Alfredo la deuxième fois, pour un autre sa quatrième fois… Du coup, je me suis sentie moins conne, j’étais plus la seule à découvrir quelque chose…

martes, septiembre 05, 2006

Chasse & Pêche

Et oui! En deux jours, j'ai enfin découvert ce monde secret de la chasse et de la pêche... Bon je ne pense pas être devenue une adepte au point d'en lire des revues ou de regarder des programmes TV avec tout le sérieux du monde. Non, non loin de là! Je garde mon opinion : le meilleur, c'est quand même de manger.


Bon commençons par la chasse. Qu'est-ce qu'on est allés chasser? le canard, la perdrix et avec beaucoup de chances la galinette cendrée. Car il faut savoir qu'ici on ne peut acheter, comme viande, que du boeuf, du porc et du poulet... Bon bien sûr, on mange d'autre viande mais, comme qui dirait qu'il faut avoir un bon réseau de relations.... ou alors partir à la chasse.

Mais Dame Nature en avait décidé autrement : on est rentrés complètement brocouilles (euh bredouilles). Bon faut dire aussi qu’on a pas eu de chance. Tout avait bien commencé, on avait tout ce qu’il fallait (fusil, cartouche, jeep, mate, appareil photo…) et on avait bien mangé le midi. Mais, enthousiastes et innocents qu’on était, on ne se doutait de rien, et, au détour d’un chemin (déjà bien accidenté) une flaque d’eau, (une flaquinette)… Enfin, ce qui paraissait être une petite flaque d’eau s’est révélé être en réalité une mare, que dis-je, un étang, un océan ! Et je pense que vous devinez la suite : on s’est embourbés, et après une bonne heure de tentatives toutes aussi vaines les unes que les autres, on est allés chercher un tracteur qui nous a gentiment sortis de ce pétrin.

Bon, premier obstacle franchi ! Mais un pépin cache souvent un autre pépin…. Tous content de repartir à l’aventure, on refait le chemin dans le sens inverse en direction d’un autre lieu, de meilleure augure… Le bonheur fut de courte durée… On se rend vite compte qu’on n’a plus de freins et qu’il faut prendre une décision (le soleil commençait déjà à bien décliner)…. Et quelle fut notre décision ? De changer de véhicule, de faire chauffer un peu plus d’eau (pour le mate) et de tenter notre chance. Bon, on avait tous envie, apparemment, de manger le réputé, le fameux, l’unique canard à l’orange…

Nous voilà donc repartis, en deux chevaux, a quelques minutes du coucher de soleil, avec tout plein d’eau chaude à chasser le canard. C’était bien tenté, mais chasser quand le jour décline, c’est pas toujours facile !!! On est alors rentrés, sans rien. Et à ce jour, on n’a toujours pas mangé de canard à l’orange…. Mais loin de nous décourager par cet échec, pendant qu’on mangeait, on a organisé une sortie pêche pour le lendemain.

Ainsi après une bonne nuit de sommeil (bien méritée), et levée aux aurores, nous voilà repartis, et encore mieux équipés que la veille (bon c’est un peu normal… ils étaient plus dans leur élément…. La pêche ici c’est sacré !). Je n’imaginais pas qu’on puisse aller pécher si relax et avec tant de matériel. C’était un peu, comment dire… comment les gens qui vont à la plage et qui emmènent le transistor, le transat, la bière, les gâteaux, le réchaud, des assiettes, des verres… (j’en rajoute ou vous avez saisi l’idée ?). Enfin bref, on était pas stressés et bien équipés.

Bon là, on a eu un peu plus de chances, on a réussi a attraper quelques poissons jusqu’à ce qu’on fasse une rencontre qui changea complètement notre journée. On a croisé des pêcheurs qui venaient de pêcher 2 surubis. Ce sont des espèces de poisson-chats géants. C’est pas que leur chair soit particulièrement meilleure que toutes les autres, c’est juste une pêche de prestige. Tout le monde veut en pêcher parce que c’est plus dur, ça demande plus de technique et de chance. Ainsi, notre tranquille journée de pêche se transforma en chasse au monstre… Bon en fait techniquement ça n’a pas changé grand chose, seulement que certains avaient désormais un objectif de pêche. Mais comme toujours, quand on veut ardemment une chose…….

La faim ne se contrôlant plus, on s’arrête sur une petite île pour manger. Mais attention pas n’importe quoi ! On a fait frire les poissons qu’on a pêchés et après on les a imbibés de jus de citron. Délicieux ! Je crois que j’avais jamais mangé un poisson aussi fraîchement pêché. Le plus drôle, c’est quand t’es en train de manger, et que tu entends la canne à pêche « se débobiner » parce qu’il y a un poisson qui a mordu et qui essaie de s’enfuir. A ce moment-là, il y a quelqu’un qui court le plus vite possible à la barque pour sortir le poisson et ça peut donner des trucs très rigolos….


J’ai moi aussi pêché (mon premier poisson) et évidemment ça méritait une photo. Bon il est pas bien gros, mais il était super bon, et son ptit nom c’est Boga. Et mine de rien (de crayon), ça a vachement de forces ces bestioles ! La première fois que j’ai voulu le prendre dans mes mains, il m’a complètement échappé (heureusement on était sur la terre ferme… ou malheureusement pour le poisson) parce que ça gigote beaucoup et ça glisse, mais j’ai réussi à le maîtriser dès ma deuxième tentative !


Voilà comment fut mon entrée dans les domaines de la chasse et de la pêche : écologique (parce qu’on a rien chassé, qu’on a pêché que pour manger, et qu’on a même remis à l’eau les plus petits poissons), avec de multiples rebondissements mais surtout très zen, sans stresser….